Les crédits de l’Agence de la transition écologique s’invitent dans les discussions autour du budget 2027. Le député Horizons Henri Alfandari et le député macroniste Guillaume Kasbarian demandent que les dépenses de personnel et de fonctionnement de l’opérateur soient réduites de moitié, rapporte La Lettre dans une information consacrée aux opérateurs de l’État et au Parlement.
La proposition vise ainsi deux catégories de dépenses internes de l’Ademe, sans que les éléments disponibles ne précisent le montant total actuellement consacré à ces postes ni la traduction budgétaire exacte de la mesure. Elle intervient dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances pour 2027, alors que les crédits attribués aux opérateurs publics font l’objet d’arbitrages entre le gouvernement et les parlementaires.
Une demande portée par deux députés
Henri Alfandari et Guillaume Kasbarian souhaitent obtenir une diminution de 50 % des dépenses de personnel et de fonctionnement de l’agence. La démarche est présentée par La Lettre comme une initiative associant un député Horizons et un député macroniste. Le média indique également que cette demande s’inscrit dans une position partagée par une partie de la droite parlementaire.
- Personnel : les dépenses liées aux effectifs de l’Ademe seraient concernées ;
- Fonctionnement : les moyens nécessaires à l’activité courante de l’agence entreraient également dans le périmètre ;
- Objectif annoncé : une division par deux de ces deux catégories de dépenses.
L’Ademe est un opérateur de l’État chargé d’intervenir dans le champ de la transition écologique. La réduction demandée ne porte pas, dans les informations publiées par La Lettre, sur un programme précis ni sur une mission particulière de l’agence. Les conséquences concrètes d’une telle baisse sur ses activités ne sont donc pas détaillées à ce stade.
Un débat sur le rôle de l’opérateur
La proposition intervient alors que les positions politiques sur l’Ademe ne sont pas uniformes. Christophe Béchu, présenté par La Lettre comme le codirecteur de la campagne d’Édouard Philippe, s’est selon le média « souvent affiché en défenseur de l’opérateur ». Cette prise de position antérieure constitue un élément du débat politique autour des moyens à accorder à l’agence, mais elle ne préjuge pas de l’issue des discussions budgétaires.
| Élément | Informations disponibles |
|---|---|
| Opérateur concerné | Agence de la transition écologique |
| Dépenses visées | Personnel et fonctionnement |
| Réduction demandée | 50 % |
| Députés cités | Henri Alfandari et Guillaume Kasbarian |
À ce stade, l’initiative constitue une demande formulée par des députés dans le cadre du débat sur les finances publiques. Son adoption nécessiterait une traduction dans le projet de loi de finances et l’accord des institutions compétentes. Le gouvernement, les commissions parlementaires et l’ensemble des députés pourront examiner la mesure, la modifier ou ne pas la retenir au cours de la procédure budgétaire.
Pour comprendre
Les opérateurs de l’État sont des organismes chargés de mettre en œuvre certaines politiques publiques sous la tutelle de l’administration. Lors de l’examen du budget, les parlementaires peuvent proposer de modifier les crédits ou les moyens accordés à ces organismes, dans le respect des règles de recevabilité financière. Une mesure annoncée par des députés n’est donc définitive qu’après son examen et son adoption dans le cadre de la procédure législative.