À deux jours des élections de mi-mandat aux États-Unis, la participation anticipée dépasse déjà le seuil des 52 millions de votants. Ces bulletins ont été déposés soit directement dans un bureau de vote, soit par correspondance, d’après les données citées par CNN. Le scrutin doit se tenir le 3 novembre 2026, dans un contexte où les sondages décrivent des écarts très réduits entre les deux camps.
Le vote anticipé ne permet pas, à lui seul, de prévoir le résultat final. Il renseigne sur le nombre de bulletins enregistrés avant le jour officiel du scrutin, mais ne dit pas quel parti en bénéficiera ni quelle sera la participation du dernier jour. À titre de comparaison, environ 112 millions de personnes avaient voté lors des élections de mi-mandat de 2022.
Une mobilisation présidentielle organisée à distance
Donald Trump, président des États-Unis, devait se rendre dimanche dans l’Iowa et au Kansas pour soutenir les candidats républicains. La veille, il avait déjà participé à six rassemblements téléphoniques, destinés à des électeurs de Pennsylvanie, de l’Ohio, de New York et du Michigan, ainsi qu’à deux opérations distinctes en Floride. Ce format permet au président de multiplier les interventions sans être physiquement présent dans chacun des États concernés.
« Je pense qu’on va bien s’en sortir. Je crois qu’on va surprendre beaucoup de monde. Et vous savez pourquoi ? Grâce aux meetings »
Cette déclaration, rapportée par Le Monde, intervient alors que les enquêtes d’opinion évoquées dans le suivi de la campagne annoncent une compétition serrée. L’issue du scrutin dépendra notamment de la capacité de chaque parti à transformer ses soutiens en votes effectifs, dans les États où les écarts pourraient être faibles.
Le débat sur les listes électorales en Californie
La campagne est également marquée par une controverse institutionnelle en Californie. L’administration Trump a signalé 20 000 noms qu’elle présente comme ceux de personnes susceptibles de ne pas être citoyennes américaines. Le ministère de la Justice demande à l’État de vérifier ces inscriptions, mais les autorités californiennes refusent de retirer autant de noms à quelques jours du scrutin, en invoquant le manque d’informations disponibles sur les calculs fédéraux.
Une cour d’appel a donné raison à la Californie le 30 octobre, après une première décision défavorable à Donald Trump. Une étude menée par des analystes de données de l’université de Californie à Los Angeles ajoute qu’une part importante des noms signalés ne figure en réalité pas sur les listes électorales de l’État. Le suivi cité par Le Monde indique que plus de 40 % des 20 000 noms examinés ne seraient pas inscrits sur ces listes.
Une question de confiance dans le résultat
Donald Trump continue de mettre en cause la régularité des opérations électorales en Californie. Le gouverneur Gavin Newsom lui répond en annonçant la mobilisation de 1 000 volontaires et d’environ 100 avocats à proximité des bureaux de vote. D’après les propos rapportés par RFI, le gouverneur estime que cette organisation doit permettre de surveiller le déroulement du scrutin et de répondre aux contestations éventuelles.
- Plus de 52 millions de bulletins ont déjà été déposés par anticipation.
- Donald Trump mène des actions de campagne dans plusieurs États, sur place et à distance.
- La Californie fait l’objet d’un contentieux sur la vérification de certains noms associés aux listes électorales.
| Indicateur | Donnée rapportée |
|---|---|
| Vote anticipé en 2026 | Plus de 52 millions de bulletins |
| Participation totale en 2022 | Environ 112 millions de votants |
| Noms signalés en Californie | 20 000 |
Pour comprendre
Les élections de mi-mandat se déroulent au milieu du mandat présidentiel et servent à renouveler une partie des institutions fédérales élues. Elles peuvent modifier le rapport de forces au Congrès, ce qui influence l’examen et l’adoption des lois ainsi que le contrôle exercé sur l’exécutif. Le vote anticipé est une modalité d’expression du suffrage qui permet de déposer son bulletin avant la journée électorale officielle, selon les règles fixées par chaque État.