Un outil d’IA pour trier des « milliers d’heures » de vidéos
Pour aider les enquêteurs à identifier les personnes impliquées dans les pillages survenus les 17 et 18 octobre, les services de police disposent d’un logiciel d’intelligence artificielle développé par la start-up française Orasio, décrit par 01net. L’application est conçue pour analyser de très grandes quantités d’images et de vidéos issues de la vidéosurveillance, des réseaux sociaux et des plateformes de transmission de preuves.
Selon 01net, cet outil fonctionne par requêtes textuelles : un utilisateur saisit une description — par exemple un vêtement ou un type de véhicule — et le logiciel identifie les séquences correspondantes dans la base fournie. L’objectif affiché est de permettre aux enquêteurs de retrouver rapidement des séquences pertinentes sans avoir à visionner l’ensemble des rushes.
Origine et déploiement
01net indique que l’outil d’Orasio avait été testé par la ville de Cannes et qu’il est arrivé au ministère de l’Intérieur en juin dernier. La startup présente ce logiciel comme capable de détecter des « situations anormales », de retrouver des personnes ou des véhicules et d’aider à reconstituer un parcours à partir des images disponibles.
Fonctions et limites techniques
- Analyse de masse : tri et repérage de séquences à partir de mots‑clés.
- Recherche d’objets et de tenues : identification de caractéristiques visuelles (vêtements, types de véhicules).
- Pas de reconnaissance faciale : 01net rapporte que l’outil n’effectue pas de reconnaissance faciale.
| Capacité | Usage décrit |
|---|---|
| Tri par requête textuelle | Identifier rapidement des séquences correspondant à une description |
| Détection d’anomalies | Repérer des scènes potentiellement pertinentes pour l’enquête |
| Reconstitution | Aider à reconstituer le parcours de personnes ou de véhicules |
Enjeux en matière de libertés et d’enquête
L’usage d’outils d’analyse automatisée d’images par les forces de l’ordre soulève des questions liées à la protection des données, au périmètre d’autorisation d’usage et à la transparence des méthodes. 01net précise que la police fait face à un volume d’images important et à une contrainte de temps pour identifier et interpeller les auteurs présumés afin d’éviter la dispersion ou la dissimulation des objets volés.
Du côté de l’éditeur, Florian Fournier, président et cofondateur d’Orasio, est cité par 01net ; le texte rapporte des explications sur les capacités techniques de l’outil sans évoquer l’usage opérationnel précis fait par chaque service.
Conséquences pratiques pour les enquêtes
Les autorités qui recourent à ce type d’outil visent à accélérer l’identification des personnes et la constitution d’éléments de preuve à partir d’un grand nombre de sources vidéo. L’efficacité opérationnelle dépend toutefois de la qualité des images, des descriptions disponibles et des suites judiciaires données aux éléments retrouvés.
Pour comprendre
Les forces de l’ordre utilisent des outils technologiques pour collecter et analyser des éléments de preuve visuels afin d’identifier des suspects et établir des faits. L’emploi de systèmes automatisés s’inscrit dans le cadre d’enquêtes pénales qui peuvent impliquer des contrôles procéduraux et des règles de protection des données personnelles selon la nature des traitements effectués.