Un magistrat de l’État américain du Delaware a partiellement statué dans la procédure engagée par Emmanuel et Brigitte Macron contre Candace Owens. Le juge Sheldon Rennie a estimé que l’influenceuse ne pouvait pas être poursuivie personnellement dans cette affaire, tout en considérant que l’action visant deux sociétés liées à son activité pouvait continuer.
La procédure porte sur la diffusion d’une affirmation concernant le genre de Brigitte Macron. Les époux Macron soutiennent que cette allégation est fausse et qu’elle leur aurait causé « un tort considérable et irréparable ». La décision rendue dans le Delaware ne tranche pas encore le fond du dossier : elle détermine seulement quelles entités peuvent rester mises en cause à ce stade.
« extrêmement reconnaissante »
Cette réaction a été publiée par Candace Owens après la décision, rapporte 20 Minutes avec l’AFP. Le jugement signifie notamment qu’en cas de victoire judiciaire du couple présidentiel, la responsabilité retenue par le tribunal ne devrait pas produire de conséquences négatives sur les biens personnels de l’influenceuse, selon les éléments rapportés par le média.
La prescription française au centre de la prochaine étape
Le magistrat a également demandé aux parties de présenter leurs arguments sur le délai applicable pour engager une action en diffamation. Puisque les demandeurs sont français, le droit français pourrait être pris en compte sur ce point. La règle évoquée dans la décision prévoit un délai de trois mois à compter des faits, avec une possibilité d’extension à un an lorsque les propos relèvent notamment du racisme, du sexisme, de l’homophobie ou d’une atteinte liée au handicap.
| Élément | Situation après la décision |
|---|---|
| Responsabilité personnelle de Candace Owens | Écartée à ce stade |
| Deux sociétés visées par la plainte | Procédure maintenue |
| Délai de prescription | Arguments encore attendus |
Si le juge retenait finalement le délai de trois mois, les époux Macron pourraient être déboutés, indique 20 Minutes avec l’AFP. Cette question intervient donc avant l’examen éventuel des accusations elles-mêmes. Le tribunal doit encore apprécier les arguments des parties sur le droit applicable et sur le respect du délai pour agir.
Une procédure engagée en 2025
Emmanuel et Brigitte Macron ont lancé leurs poursuites à l’été 2025. L’affirmation contestée, apparue depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux, a notamment été relayée aux États-Unis. Candace Owens s’en est emparée en mars 2024, avant de publier, à partir de janvier 2025, une série de vidéos intitulée « Becoming Brigitte », selon les informations rapportées par 20 Minutes avec l’AFP. La décision du Delaware constitue ainsi une étape procédurale, et non un jugement définitif sur la véracité des propos ou sur l’existence d’un dommage.
Pour comprendre
Dans une procédure civile, le tribunal peut examiner séparément la recevabilité de l’action, l’identité des personnes ou sociétés pouvant être poursuivies, puis le fond du litige. La prescription fixe le délai au-delà duquel une action peut ne plus être examinée, sauf règles particulières. Une décision intermédiaire ne préjuge donc pas nécessairement de l’issue finale du procès.