La préparation de l’élection présidentielle de 2027 se poursuit autour de la question d’une éventuelle primaire à droite et au centre. Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains et candidat LR à la présidentielle, s’est déclaré favorable au principe d’une compétition entre candidats, tout en posant comme condition la présence d’Édouard Philippe.
Interrogé mercredi 28 octobre dans le cadre d’un entretien sur CNews et Europe 1, Bruno Retailleau a rappelé qu’il ne refusait pas l’idée d’un scrutin de départage. Le président des Républicains a également affirmé ne pas redouter la confrontation entre prétendants. Pour lui, le dispositif doit toutefois rassembler les principales forces de la droite et du centre.
« Si Édouard Philippe n’est pas dans la primaire, ça sert à quoi ? »
Cette déclaration renvoie directement à Édouard Philippe, candidat Horizons à l’élection présidentielle et ancien Premier ministre. Bruno Retailleau estime qu’une procédure de sélection ne permettrait pas de dégager une candidature commune si l’ancien chef du gouvernement en était absent. Il demande donc que le périmètre du départage soit « ouvert à tout le monde » au sein de « la droite et du centre ».
Le président de LR associe cette condition à la nécessité de fixer une orientation politique identifiable. Dans son intervention, il a indiqué vouloir « une clarté et une ligne qui soit à droite ». La primaire envisagée ne serait ainsi pas seulement une modalité de sélection : elle devrait aussi, selon lui, clarifier le rapport de forces et le projet porté par le candidat retenu.
Une discussion liée aux rapports de force électoraux
La question intervient alors que les différents prétendants de la droite et du centre sont suivis par les études d’opinion. Le chapô de BFMTV indique que Bruno Retailleau est distancé dans les sondages et qu’Édouard Philippe, qui reste le mieux placé dans son camp, a perdu plusieurs points dans les études citées par le média. Ces enquêtes donnent par ailleurs Jean-Luc Mélenchon au second tour face à Marine Le Pen.
Ces éléments alimentent le débat sur la stratégie à adopter avant le scrutin, sans régler la question de la candidature commune. Une primaire supposerait de définir ses participants, ses règles et son calendrier. L’intervention de Bruno Retailleau place donc la participation d’Édouard Philippe au centre des discussions, alors que chacun des partis concernés conserve ses propres procédures et son propre calendrier de désignation.
- Bruno Retailleau se dit ouvert à une primaire ;
- il demande qu’elle associe la droite et le centre ;
- il estime que la participation d’Édouard Philippe est nécessaire à son utilité politique.
Pour comprendre
Une primaire est une procédure organisée par un parti ou par plusieurs formations pour départager des candidats avant une élection. Ses organisateurs doivent notamment déterminer les participants, les électeurs autorisés à voter et les conditions de candidature. Elle ne remplace pas l’élection présidentielle : elle intervient en amont pour désigner ou soutenir un candidat.