À la veille des législatives anticipées programmées mardi 27 octobre, le débat électoral en Israël oscille entre préoccupations sécuritaires et inquiétudes liées au pouvoir d'achat. Sur le terrain, dans le principal marché de Jérusalem, des électeurs évoquent la hausse des prix, tandis que la campagne officielle met fortement l'accent sur la sécurité.
Au marché de Mahane Yehuda, une retraitée interrogée par RFI détaille l'augmentation des tarifs : « Incroyablement ! Par exemple, ce bouquet d’herbes m’aurait coûté deux shekels il y a trois ans, mais maintenant c’est trois shekels, 50 % de plus. La viande, c’est 20 % de plus. » Malgré ces hausses, elle dit maintenir son choix pour le Premier ministre Benyamin Netanyahu.
« C’est vrai que les prix ont augmenté, mais en contrepartie, les salaires aussi »,
Un employé du ministère des Finances rencontré sur place nuance cependant le diagnostic, indiquant que certains postes de dépense ont évolué à la baisse. Un autre électeur, présent avant le shabbat, affirme pour sa part que la sécurité demeure prioritaire et estime que le gouvernement en place a failli après le 7 octobre, jugeant nécessaire un changement au Parlement.
Contexte de la campagne
La tendance observée à Jérusalem se retrouve dans les sondages cités par RFI : l'économie et le coût de la vie apparaissent comme la première préoccupation pour une part significative des électeurs, mais la sécurité conserve une légère avance en tant que sujet prioritaire. Sur ces thèmes, les acteurs politiques ont articulé des messages distincts : le camp du Premier ministre concentre sa communication sur les questions de sécurité, tandis que d'autres forces mettent en avant les difficultés économiques et sociales.
- Date du scrutin : mardi 27 octobre (législatives anticipées).
- Sujets clefs : sécurité et coût de la vie, cités comme principaux motifs de vote.
- Positionnement des électeurs : certains privilégient la sécurité malgré la hausse des prix, d'autres invoquent l'économie pour justifier un vote de changement.
À quelques jours du vote, la confrontation entre ces deux registres pourrait déterminer la composition du futur Parlement et, par ricochet, l'orientation de la politique nationale. Les déclarations des candidats et la mobilisation des électeurs seront scrutées pour évaluer lequel des enjeux pèsera le plus dans les urnes.
Pour comprendre
Les élections législatives déterminent la composition du parlement national, qui élit ensuite ou soutient le gouvernement. Lors d'une campagne, des thèmes concurrents — sécurité, économie, droits sociaux — influencent les choix des électeurs ; les partis cherchent à mettre en avant l'enjeu qui, selon eux, maximisera leur soutien au moment du vote.