La campagne pour la présidence de l’Association des maires de France (AMF) prend un tour conflictuel après une phrase prononcée par David Lisnard, maire de Cannes et président sortant, a rapporté Courrier des maires. Interrogé sur l’épisode de la répression policière du 17 octobre 1961, il a déclaré qu’il n’« avait rien à cirer » de cette répression, ajoutant « J’étais pas né. Depuis, il y a eu l’indépendance », lors d’une intervention télévisée, toujours selon le compte rendu du média.
Ces propos ont provoqué des réactions au sein de l’AMF. Le premier vice-président actuel, André Laignel (PS), et le maire de Bourg-en-Bresse, Jean-François Debat, qui se positionnent comme candidats potentiels à la tête de l’association dans le cadre d’une liste d’union droite-gauche, ont déclaré se désolidariser de ces propos, qu’ils jugent inacceptables, précise l’article.
« J’étais pas né. Depuis, il y a eu l’indépendance » (propos attribués à David Lisnard, rapportés par Courrier des maires).
L’enjeu dépasse la simple querelle de personnes : l’AMF, association transpartisane représentant des milliers d’élus locaux, organise prochainement le renouvellement de ses instances. Selon Courrier des maires, la polémique ravive les questions sur le cumul des fonctions de David Lisnard, qui est par ailleurs candidat à l’élection présidentielle 2027, et sur la capacité du président sortant à incarner la neutralité et l’unité attendues d’une organisation qui se veut interpartisane.
Réactions et conséquences au sein des maires
Les principales réactions recensées par le média montrent une volonté de certains responsables de s’écarter de ces déclarations : André Laignel et Jean-François Debat, cités par Courrier des maires, ont pris acte des propos et se sont désolidarisés, indiquant qu’ils souhaitent faire campagne sur des listes d’union. Le débat sur la tenue du congrès et le renouvellement de la présidence s’en trouve ainsi politisé, alors même que l’AMF se présente officiellement comme une instance collective et transversale des élus locaux.
- Point de départ : intervention médiatique de David Lisnard rapportée par Courrier des maires.
- Réactions : désolidarisation de responsables internes (André Laignel, Jean‑François Debat).
- Enjeu : impact sur le renouvellement des instances et sur l’image de l’AMF en pleine conjoncture nationale tendue.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions accrues autour des institutions locales et de la sécurité des bâtiments publics, thème sur lequel l’AMF a pris des positions publiques ces dernières semaines. La confrontation entre responsabilité associative et activités politiques personnelles soulève des questions sur les règles internes de l’AMF et sur la manière dont les élus entendent préserver la représentation collective des communes face à des prises de position individuelles.
| Acteur | Rôle | Position rapportée |
|---|---|---|
| David Lisnard | Maire de Cannes, président sortant de l’AMF, candidat à sa réélection | Phrase contestée sur la répression de 1961, intervenant au cours d’une interview (rapportée par Courrier des maires) |
| André Laignel | Premier vice‑président (PS) de l’AMF | Désolidarisation des propos, soutien à une liste d’union droite‑gauche (rapporté) |
| Jean‑François Debat | Maire de Bourg‑en‑Bresse | Désolidarisation des propos, évoqué comme potentiel successeur (rapporté) |
Quels impacts pour l’association et la représentation des maires ?
Les débats internes à l’AMF, tels que rendus par Courrier des maires, montrent que la présidence de l’association est scrutée à l’échelle nationale. Les hésitations ou divisions autour de la campagne pour le renouvellement des instances peuvent influencer la capacité de l’AMF à porter des revendications collectives auprès de l’État, dans une période marquée par des demandes de sécurité renforcée pour les bâtiments publics et par des tensions sociales et politiques accentuées.
Le déroulement de l’élection interne, la constitution éventuelle de listes d’union et la posture affichée par les candidats détermineront la tonalité du prochain mandat de l’AMF et la manière dont l’association continuera à représenter les communes face au gouvernement et aux administrations centrales.
Pour comprendre
L’Association des maires de France est une organisation qui fédère des élus locaux et organise périodiquement le renouvellement de ses instances par vote de ses adhérents. La présidence de l’association est décisive pour fixer ses priorités, représenter collectivement les communes auprès de l’État et coordonner les positions des élus sur des sujets nationaux comme les finances locales, la sécurité ou les services publics.