Pierre Moscovici a annoncé sa démission de la Cour des comptes européenne, moins d'un an après sa prise de fonctions au Luxembourg, a indiqué jeudi l'institution. L'ancien responsable politique, âgé de 69 ans, avait rejoint la Cour le 1er janvier dernier pour un mandat de six ans.
Dans un entretien accordé au Point, il explique que la concilation de sa vie familiale avec un séjour au Luxembourg est difficile et que, à l'approche de l'élection présidentielle, il souhaite contribuer au débat public en France. Il déclare :
« Concilier ma vie familiale, à laquelle je suis attaché avant tout, et la vie à Luxembourg est vraiment trop compliqué. (...) Et puis, dans la période difficile voire tragique qui vient, je pense qu'avec l'expérience qui est la mienne, ma place est aussi de contribuer au débat public ici en France. »
La Cour des comptes européenne, institution indépendante chargée du contrôle de l'utilisation des fonds de l'Union européenne, a précisé que la vacance du siège ouvert par la démission de M. Moscovici sera pourvue par les représentants des États membres, sur la base d'une proposition du gouvernement français et après consultation du Parlement européen, selon les règles en vigueur.
Parcours et fonctions mentionnées
Le communiqué et l'entretien rappellent que Pierre Moscovici a exercé plusieurs fonctions publiques : commissaire européen, ministre, député socialiste et premier président de la Cour des comptes française. Sa démission met un terme anticipé à un mandat qui devait durer six ans.
Conséquences et réactions attendues
- La vacance du poste nécessite une proposition du gouvernement français pour désigner un successeur.
- La décision intervient à l'approche de la campagne présidentielle, et Moscovici justifie son retour par son souhait d'intervenir dans le débat public.
- La nomination du remplaçant impliquera une consultation du Parlement européen, conformément à la procédure applicable.
La Cour des comptes européenne, en confirmant la démission, n'a pas détaillé d'autre calendrier pour la nomination du successeur. Le départ d'un titulaire nommé l'année même de son entrée en fonction suscite des questions sur la gestion des représentations françaises au sein des institutions européennes et sur l'impact de cette décision sur le débat public national.
Pour comprendre
La Cour des comptes européenne est chargée de contrôler la bonne utilisation des ressources budgétaires de l'Union européenne. Les membres sont nommés par les États membres, souvent après proposition par le gouvernement national, et leur désignation peut nécessiter une consultation ou une audition par les institutions européennes. Une vacance de poste suit une procédure formelle de remplacement impliquant l'État concerné et les instances européennes.