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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info




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Le site “Terra Nova” (1), proche du PS et notamment de M. Rocard, dénonce la fusion de la police et de la gendarmerie. Très bien, nous avons moult fois abordé ce sujet dans nos pages.
Les arguments de “Terra Nova” sont de qualités. Toutefois, ceux-ci se cantonnent à une logique interne, hexagonale, je dirais même, policière.

 Qu’il y ait mutualisation des moyens et des missions en matière de police est concevable. Mais cela n’intervient que dans certaines missions de la gendarmerie : la départementale, les unités de recherche, la judiciaire. Les différents textes et budgets (perte de moyens d’intervention et de postes) renforcent la mutualisation qui, effectivement, aboutira, et c’est la volonté présidentielle, à une fusion.

Ce qui fonde la gendarmerie, c’est sa mission de “pacification”.

“Terra Nova” l’aborde mais en le frôlant. La gendarmerie est en effet le dernier rempart, militaire, de notre République. Elle a une mission de “police militaire” qui l’impose. La mission de maintien de l’ordre en découle donc. Et cette mission de maintien de l’ordre par la gendarmerie est d’autant plus utile que celle-ci étant un corps militaire, la discipline, si nécessaire dans ce genre de mission, permet la “maîtrise”. La fusion sur ce plan est aussi une erreur puisque les coûts ultérieurs révèleront la nécessité du cadre militaire abandonné.
Mais encore une fois, ce n’est pas le coeur, la “substantifique moelle”.

La mission de pacification s’incarne sur les terrains extérieurs. C’est alors que la gendarmerie, par la “mobile”, révèle son utilité supérieure. La mission de pacification réside dans le maintien de l’ordre, lutte contre la guérilla et autre groupement de civils, enquêtes, dans une zone dite “grise”.
La “zone grise” est un territoire où l’Etat est absent, où des groupes politiques, religieux, délinquants (parfois même tout cela est fusionné), tentent d’imposer leur force. Cette “zone grise” est occupe de civils. Nous ne sommes donc pas dans une situation claire, belliqueuse, amenant à l’intervention de forces de combat. Une unité de combat s’adapte difficilement à une situation ambigüe telle que la zone grise, exigeant une retenue, un contrôle, une mission de “police” particulière. Les Américains s’en sont suffisamment rendu-compte.
Israël, par exemple, conduit ou a conduit des missions de guerre au Sud-Liban ou en Palestine, alors qu’il s’agit d’une nécessité de pacification. Cette erreur stratégique alimente la dégradation de la situation. Ce qui peut laisser penser que le choix de la paix n’est pas fait…

Après la période de combat, avec des moyens et des troupes dont les Américains disposent, l’emploi de personnels tels que les gendarmes est vital pour “pacifier” la zone. Son absence explique souvent les échecs sur le long-terme.
Il est même des situations où des territoires ne sont pas en conflit mais demeurent en “zone grise” et là encore, la gendarmerie apporte tout son savoir-faire. Ce genre de missions est devenu le plus fréquent et récurrent, sur les terrains extérieurs (Afghanistan, Irak, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Tchad, République Démocratique du Congo, Soudan, Côte-d’Ivoire, etc.). Avoir une arme de pacification est donc décisif pour un pays qui souhaite “exister”.
Savoir-faire reconnu puisque nombre d’Etats envoient des personnels se faire former à Melun.

Savoir-faire formateur pour ces gendarmes qui par la suite, se retrouvent dans des missions en France. L’expérience de ce genre de situation apprend au gendarme un sens du contact et du contrôle avec les civils, avec des groupes civils hostiles, notamment dans le cadre de violences urbaines, décisif.

La fusion police-gendarmerie est donc une erreur stratégique dramatique, un contre-sens. La mutualisation concernant certaines missions est à la fois concevable et nécessaire (police judiciaire sur le territoire français). Elle ne doit en aucun cas voir disparaître notre force de pacification, au risque de voir la France s’enfoncer à la fois dans l’inutilité internationale et accroître ses limites sur le plan national. 

(1) www.tnova.fr

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L’emprunt de N. Sarkoy est prévu pour 2010. Il s’agirait à la fois de combattre la crise, lutter contre la dette et investir pour l’avenir.

Mensonges…
Combattre la crise : pas de politique économique conçue, présentée. Propos pour la régulation et le retour de l’Etat, mais absence d’acte. Les mots pour séduire la population, l’absence d’actes pour rassurer les néolibéraux.
Lutter contre la dette : sacré cynisme ! Qui a créé cette dette ? Les gouvernement depuis 1981, ceux de P. Mauroy et E. Balladur (avec un N. Sarkozy ministre du budget) étant les plus dépensiers en la matière… N. Sarkozy, depuis son accès à la présidence, a pratiqué en la matière une politique éminement néolibérale puisque les déficits, la dette, sont acceptés, créés, pour le clientèlisme et par la baisse des impôts des revenus et prestations de l’Etat conséquentes.
Ce fut la politique des néolibéraux aux Etats-Unis. On en voit le magnifique résultat aujourd’hui…
Investir pour l’avenir : mais alors, à quoi servent les pôles de développement économique ? Pourquoi n’avoir pas mis en place une politique économique, de l’offre, industrielle, telle que nous la demandons ici depuis longtemps, telle que la prône J. Peyrelevade avec F. Bayrou ?

Alors à quoi sert cet emprunt ?

Pour deux raisons :
- faire payer aux Français les dérives gouvernementales et l’irresponsabilité des différents décideurs
- surtout, comme a su le dire Ouest France ce jour, pour bien faire comprendre que les caisses sont vides : elles sont vides pour les Français, pas pour les clientèles, les dépenses élyséennes ou les banques fautives qui n’ont à subir aucunes règles…

Quelles sont les conséquences de la dette ?
- hausse permanente des charges directes et indirectes pour rembourser les intérêts de cette dette
- baisse permanente des investissements dans les domaines structurants de l’Etat et de la société (trains, armement, recherche, universités, etc.)
- dégringolade des capacités de la France, altération de l’image de notre pays dans le monde, affaiblissement de l’Etat

 Posons-nous cette question : comment se fait-il que l’Etat perçoit toujours plus de charges-impôts, ayant donc des recettes toujours plus “grosses”, mais toujours moins de capacités, de postes à supprimer, de prestations réduites (hôpitaux, armées, écoles, etc.) ???
Désolé de le rappeler :
Qui avait identifié la dette comme enjeu politique majeur pour la France ?
Hier, Raymond Barre, aujourd’hui François Bayrou;
Qui dénonce l’absence de politique économique pour réindustrialiser la France, accroître ses richesses et ses capacités ?
Hier Raymond Barre, aujourdhui François Bayrou, Jean Peyrelevade, ou encore un Nicolas Baverez.

Or, hier N. Baverez avait choisi N. Sarkozy.

Et aujourd’hui, il faut éliminer F. Bayrou…

Cet emprunt n’est pas empreint de vérité. Mais bon, tant que le problème c’est Bayrou, alors tout va bien…

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C’est incontestablement le plus prolifique des auteurs de la blogosphère Modem . Se définissant comme  « Disciple de Schumpeter et de Montesquieu » , ce qui dit peu à l’internaute de base , on ne sait pourtant  pratiquement rien de lui.

Homme (ça je le sais) de grande modestie mais de grande culture notamment économique , anticonformiste bienvenu,  il emploie souvent le « je » mais rarement pour parler de lui . On ne connaît pas son visage (certains si, quand même) .

Il produit chaque jour plusieurs billets, sur tout mais il ne parle  jamais pour ne rien dire. Impertinent mais toujours respectueux d’autrui. On se demande comment il fait : A-t-il une vie professionnelle ?  Privée ? S’alimente t’il avec une sonde pour être toujours à son poste/post ? Voit - il le jour de temps en temps ? N’est il pas en état de dépendance électronique ?

Le mystère de l’Hérétique sera peut être percé un jour, lui seul peut en décider . Il faudra cependant  qu’il fasse son « outing » pour exercer dans cette famille de pensée la place qu’il mérite notamment dans la préparation du projet pour 2012.

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L’intégration de Michel Mercier au gouvernement est-elle la preuve d’une normalisation du MoDem ?

Ce parti s’étend donc du centre-gauche au centre-droit. Et puisqu’il est le mouvement en France qui représente le courant Démocrate, un peu à la façon du Parti Démocrate d’Obama et du New-Labour britannique, il est logique que des personnalités, du fait de la pluralité de ses personnalités et de ses membres au sein du MoDem, prennent des responsabilités dans ce gouvernement.

Toutefois, on observera que le poste est bien moindre que prévu (ministère de l’agriculture) : M. Mercier paie et démontre ainsi sa loyauté à F. Bayrou. Sa “mise en congé” du MoDem prouve qu’il souhaite en rester membre d’un côté, et de la part du MoDem de l’autre, on a compris qu’il serait incompréhensible d’exclure un “vrai” MoDem. Cela apportera de surcroît une expérience gouvernementale à ce mouvement, et des “infractructures”…

Surtout, cette nomination et son impact “faible” au sein du MoDem démontre que ce mouvement n’est pas un parti “antisarkozyste” mais l’alternative démocrate pour les électeurs à une offre socialiste archaïque : pour établir une politique sociale-libérale, écologique et européenne, s’opposant ainsi au “néolibéralisme” et “néoconservatisme”.
Enfin, cette nomination est une aventure personnelle de M. Mercier, elle ouvre le MoDem plutôt qu’elle ne l’oblige à un soutien au gouvernement. Cela illustre ce que disait F. Bayrou : juger le gouvernement sur les actes et non s’enfermer dans un antisarkozysme stérile et lassant façon socialiste.

Ainsi, le Mouvement Démocrate peut démontrer la richesse des personnalités qui le représentent. Il répond à son électorat qui a pu être inquiet dernièrement dans le cantonnement à l’antisarkozysme que laissaient à penser les médias.
Cet électorat qui va du centre-gauche au centre-droit, reste fébrile car l’offre politique doit être affermie : l’antisarkozysme ne les intéresse pas, il correspond à la surdite PS/UMP. Il ne veut plus être enfermé à gauche ou à droite, et ainsi tout accepter d’un côté et tout refuser de l’autre. Cet électorat est trop intelligent et “revenu de tout” pour se laisser instrumentalisé dans une posture stérile.

L’électorat démocrate attend une politique économique alternative au néolibéralisme et au socialisme : politique de l’offre, de la création industrielle, de l’investissement, de la recherche, du partenariat Etat & entreprises privées. Une politique qui prépare l’avenir, crée des emplois et instaure une dynamique positive, donc lutte contre les déficits qui appauvrissent les revenus des salariés.
Une politique écologique audacieuse, pourvoyeuse de champs industrielles et de la recherche extraordinaires.
Une politique européenne réaliste : les Etats-nation européens sont dans l’incapacité d’être une réponse aux puissances américaine, chinoise, indienne, russe ou encore brésilienne. Ces Etats sont plus forts car ils n’ont qu’un centre de décision pour leur diplomatie, leur Défense, et leur politique économique. Il s’agit d’efficacité et de défense de notre modèle de civilisation.
Enfin, l’électorat démocrate exige une Démocratie exemplaire pour l’égalité des chances (éducation, santé, solidarité, etc.) : soutien aux tissus sociaux, au monde associatif, du respect des identités et des personnes, d’un Etat impartial, et ainsi respect de ses personnels.

Ces différents axes politiques sont portés par des personnalités aux compétences éminentes et reconnues : Y. Wehrling, C. Lepage, J-L Benhamias, J. Peyrelvade, R. Rochefort, M. Mercier, M. de Sarnez, J-F Kahn, R. Thomas, et tant d’autres, incarnent une politique économique la plus nécessaire et responsable, le réalisme écologique, une politique de la ville et de la sécurité modernes, le sens d’un Etat démocratique.

Cette nomination l’illustre.

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J’en ai marre de toutes ces pétitions qui circulent pour la rénovation , la refondation du Mouvement Démocrate dès qu’un grain de sable entre dans les souliers vernis de leurs certitudes . Marre de ceux qui sous couvert de promouvoir l’idéal démocrate s’attachent en premier lieu à faire leur auto-promotion . Marre de ceux qui utilisent  le moindre titre de “cadre”  (je suis membre du Bureau du Conseil de ceci  etc…) pour balancer une dépêche à l’AFP (et sans doute à tous les medias)  bien saignante pour affaiblir François Bayrou qui est dans une passe difficile. Le résultat en a été immédiat de Libération à Canteloup.  Marre de ceux qui sous le  prétexte légitime d’améliorer la “gouvernance” du Modem veulent de nouveaux titres , de nouveaux  postes , des chapeaux à plume . Marre de ceux qui sont candidats à tout . Marre de  ceux  qui encensent Bayrou avec flagornerie après un meeting parisien à quelques jours des européennes (alors que FB a manqué ce meeting y faisant un ou deux sérieux faux pas de communication) pour demander quelques jours plus tard un sursaut .

J’aime ceux qui résistent à la facilité du dénigrement post échec électoral . J’aime ceux qui, le soir des européennes au siège, ne sont pas précipités sur les micros avant que FB Bayrou ne fasse sa déclaration,  pour donner leur avis définitif.   J’aime ceux qui bossent sur les projets comme des bêtes avec un désintéressement sans limite, ceux qui animent toutes ces réunions ou les “yaka , faukon” sont les idées les plus communément répandues .  J’aime cette femme blessée après cette élection européenne qui est toujours fidèle à son combat de 20 ans  pour créer une force centrale et  ne se laisse pas abattre par la défaite sur les plateaux de TV. J’aime ce député européen francilien battu mais debout qui dèja prépare l’échéance suivante,  qui garde ses mots pour lui et ses proches . Quelle classe ! J’aime cette jeune femme qui a coordonné les groupes Europe le jour , la nuit et n’est candidate qu’a voir triompher ses idées . J’aime cette jeune femme “engagée” qui a vu partir son amie avec tristesse mais n’a pas baissé les bras . Pour eux je reste, pour lui aussi que je connais depuis si longtemps avec qui j’en ai vu d’autres . Je connais sa force. Je crois que son combat contre une droite qui n’a jamais été aussi dure doit être poursuivi avec nous. Je crois que la Gauche nous attend aussi .
Si je n’étais pas hostile aux pétitions de tous ordres, je ferais une pétition des démocrates optimistes …

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Si la déception est forte dans les rangs démocrates à l’issue des élections européennes, cette impression devrait de mon point de vue être largement modérée.  Au fond, ces élections ont prouvé qu’il est possible de mobiliser environ 25% d’électeurs en dehors du bipôle traditionnel autour d’idées centristes, européennes et favorables à un développement durable. C’est ce seuil qu’il faudra atteindre à François Bayrou pour passer le prochain premier tour de la présidentielle.

Le problème c’est que si cet électorat existe, le Mouvement démocrate n’a pas su le mobiliser pour lui. J’avais déjà signalé dans une précédente contribution « Pourrais-je avoir un peu d’Europe dans mon antisarkozysme » que la stratégie du patron béarnais, essentiellement axée sur la dénonciation des abus sarkosystes ne suffirait pas à cristalliser cet électorat. Avec cette stratégie, nous avons en quelque sorte préparé le terrain, mais dans un contexte de volatilité extrême des électorats, où les décisions se prennent dans les deux derniers jours, cela ne suffisait pas pour capter et fidéliser l’électeur. En gros nous avions une bonne marque, mais pas le bon produit. De plus, avec cette stratégie, le Modem est pour une part responsable du bon score de l’UMP, car cela a appelé en retour un mouvement de soutien à Sarkozy de la part de l’électorat plus conservateur. Le manque de propositions concrètes était déjà l’élément manquant dans la présidentielle de 2007 pour gagner le gros lot, mais là c’est bien moins compréhensible car pour cette élection, avec l’Europe, le Modem jouait à domicile. Après le Non au référendum, François Bayrou a-t-il pensé un seul instant qu’il convenait de ne pas trop s’exposer en s’affichant pro-européen ? Je ne le pense pas, sincèrement.

Alors rassurons-nous ! Les Verts de Cohn Bendit n’ont aucunement gagné cet électorat de manière pérenne. Je ne crois absolument pas pour ma part à une conversion massive à l’écologie des français. J’ai constaté avec de nombreux exemples que les électeurs de DCB sont des socialistes déçus, qui auraient pu voter Modem, mais ont en définitive préféré le Vert, pour sanctionner le PS. Disons simplement qu’une part des français, à force de sensibilisation, a compris que l’environnement est un problème sérieux et ne considère plus l’écologie comme un idéalisme ou un repoussoir. De plus les Verts se heurteront rapidement à leur incapacité à structurer un mouvement. Enfin, le réflexe de vote utile n’a pas joué pour cette élection, mais pourrait revenir en partie dès qu’il s’agira d’une élection considérée par les français comme à enjeu.

A la limite, ce qui m’a le plus déçu dans cette fin de campagne, ce sont les militants du Modem. Quel manque de fidélité ! Quelle capacité à se retourner contre Bayrou de la part de ceux-là même qui le considéraient comme un gourou ! Bien sûr qu’il a fauté, mais est-ce bien le rôle du militant que de le lyncher pour ça ? La plupart de ceux là n’ont qu’un seul point commun : un antisarkozysme primaire – comment peuvent-t-ils critiquer, eux, cette stratégie de campagne ? (parmi ceux là d’ailleurs JF Kahn, il n’a aucune crédibilité sur ce sujet – il ne s’est fait une place qu’en prononçant le nom de Sarkozy dans chaque phrase depuis 3 ans ! Et dans Marianne en plus il dit qu’il pensait de son côté dans l’Est renverser la tendance…on croit rêver : c’est ça aussi les candidats société civile). En quelques jours j’ai tout entendu et tout vu : des assesseurs qui désertent leur place dans les bureaux parce qu’ils ont visionné une vidéo pourrie des Verts mettant en cause Bayrou avec Bongo ; des militants déclarant avoir voté blanc après le débat avec Cohn Bendit ; un candidat qui se demandait si Bayrou avait prémédité l’attaque de Cohn Bendit pour jouer sur « le conservatisme et le populisme»… ; et enfin comme on pouvait s’y attendre, repris évidemment en boucle sur les radios, les déclarations hostiles de militants le soir de l’élection comme par exemple « à la limite le problème du Modem c’est Bayrou ». Sur ce plan aussi il y a du travail à faire pour reconstituer un réseau de cadres matures, qui ne se liquéfient pas à la première difficulté venue. Savent-t-ils tout le chemin parcouru par Bayrou pour en arriver là ? Car, rappel pour les nouveaux, avant les 18% de 2007, il y en a eu des bas aussi. Et donc après celui-ci, il y aura des hauts.

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Alors que se profile un nouveau remaniement ministériel et que l’ouverture est toujours à l’ordre du jour , le Parti du Président essaye au plus haut niveau de poursuivre la chasse au gibier centriste . Les petites volailles de 2007 ne sont plus de mises, se contentant d’un modeste secrétariat d’état, leur valeur marchande est aujourd’hui faible. Bayrou est à terre, par sa faute sans doute.  Mais toute chasse à cour fatigue les grands cerfs . Qui plus est son parti est toujours là et ses eurodéputés malgré quelques légitimes critiques ont confirmé leur solidarité envers leur président et leur volonté d’aller de l’avant. On ne sait si le sénateur Mercier fera partie de la prochaine battue mais son absence de notoriété est un point faible.

C’est pourquoi le plus proche collaborateur politique de Nicolas Sarkozy a tenté cette semaine de jeter son filet au plus près du très gros gibier . Brice Hortefeux en personne s’est répandu en compliments sur Marielle de Sarnez, ce qui a du faire s’étouffer les Hervé Morin et autres Dominique Paillé (ce qui nous amuse). Revenons un instant sur cette suprenante posture du “mamelouk” de Sarko. D’abord cela va en surprendre certains mais Hortefeux est sincère : il a cotoyé Marielle de Sarnez au début des  années 90 au sein de l’opposition puis au Parlement européen à partir de  1999, il la connait bien, l’estime et ne se permet donc pas une flatterie. Ensuite il doit penser que Marielle de Sarnez peut avoir envie d’aller au Gouvernement pour agir, au sein d’un ministère à sa mesure . Le ralliement de Sarnez serait donc aussi une exfiltration spectaculaire du village gaulois centriste qui résiste depuis 2002 date de la création de l’UMP.

Son erreur d’interprétation est cependant de sous estimer la force de conviction de Sarnez et ceux qui ont créé le Modem en 2007 . “Je ne suis pas ralliable” a t’elle déclaré simplement et fermement à l’issue de cette semaine pénible. Nous non plus, nous ne sommes pas ralliables.

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Le nom pour les partis politiques, cela peut être un sacré poids…

En fait, la question est simple pour le Parti socialiste français :

  • soit il est socialiste et veut appliquer le socialisme : alors l’immense majorité des Français le rejette. Pour ceux qui se demanderaient pourquoi, c’est peut être au regard de l’échec systématique des politiques socialistes…
  • soit ses dirigeants ne veulent pas appliquer le socialisme : alors c’est un parti hypocrite qui “se tape des mots” et trompe ses militants…

Depuis quelques années, les Français écartent le Parti Socialiste des responsabilités du fait de l’hypocrisie de ce nom, de l’archaïsme de sa politique et de sa façon de pratiquer la politique.
Le problème pour le PS, ce sont ses victoires aux élections régionales. Les Français voulaient “punir” l’UMP et son expression néolibérale de début de mandat (époque fortement “bling-bling”). Le vote socialiste était un vote par défaut, ajoutant à l’ambigüité de ce parti.
Faute aussi d’une offre politique crédible à l’époque.
Au bout de leur mandat, la plupart des équipes régionales socialistes partent sur un bilan non mitigé mais absent. Incroyable dans le contexte d’une crise économique sans précédent, sachant que l’échellon des régions est celui des politiques économiques… Mais il est vrai, comme le disait Jean Peyrelevade, qu’il n’existe pas d’experts économiques au PS. Vous y trouverez des experts de l’enseignement, de la pédagogie, des politiques sociales, des “communautés”, des “mouvements sociaux”, de la communication, mais des experts économiques, des enjeux territoriaux… ce serait parler une autre langue pour ce parti que la sienne…

Les “Verts” : quand on parle de couleur, c’est que l’on s’inscrit dans le partisan, pas dans le rassemblement. C’est ce qui bloque la pensée écologique en France, et en Europe. Le succès de DCB ne se retrouve pas ailleurs en Europe (comme l’échec du MoDem et de FB par rapport à son groupe européen qui est bien plus important que celui des Verts européens) parce qu’il ne s’inscrit pas dans l’expression très à gauche des Verts traditionnels. Les Verts inquiètent les électeurs pour qui l’écologie est “politique de vie” et non une radicalité mortuaire pour l’humain.
Voilà pourquoi l’offre “Verte” ne correspond pas aux aspirations écologiques des Français et habituellement reste en-deçà de 5 % des voix.

Mouvement Démocrate : à l’inverse des socialistes et Verts, ce qui peut poser problème à ce parti c’est qu’il ne semble pas incarner suffisament le courant “démocrate”. Ce courant a de l’écho dans les populations (démocrates américains avec Obama, lien entre modernité et réforme). La difficulté réside dans son manque d’expression, de lisibilité, de structuration, d’affirmation de sa différence politique (économie partenariale, Europe, écologie).

UMP : des initiales pour ne rien dire, permettant de fluctuer selon le dirigeant en place. Une façade actuelle pour un mélange de néoconservateurs, néolibéraux, républicains, libéraux, radicaux valoisiens, centristes pas du centre, etc… “Ying et Yang” à lui tout seul, ce parti navigue selon le timonier. Ce sont les rapports de force qui y font le sens, c’est pour cela que les affrontements internes seront toujours nombreux et nécessitent Le chef pour les cacher.
Enfin, ce parti reste autour d’un quart des électeurs : décevant pour ce qui devait rassembler la moitié des électeurs… Tant que l’abstention dominera, que l’offre écolo-démocrate restera faible, ce quart fera le tout.

Bel échiquier politique  que celui dont les noms de partis sont si ambigües.

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L’échec du MoDem et de FB aux élections européennes pourraient laisser croire qu’ils n’ont pas de perspective politique, pas d’existence réelle. Or, c’est cet échec même qui est la preuve de l’existence d’un électorat. Le résultat de la liste Cohn-Bendit n’est pas celle des Verts.

“Les Verts” est un parti dont les responsables sont un mélange de gauchistes, soixantehuitards mal finis, libéraux-libertaires, etc… mais aussi d’écolo-démocrates, de personnes sérieuses pour qui l’avenir se base sur une politique écologique audacieuse, une gestion saine des finances du pays, une dynamique de l’économie privée, et la compréhension de la nécessité européenne.

Ces derniers sont les mêmes que ceux qui vôtent MoDem. C’est le même électorat qui fluctue du centre-droit au centre-gauche, dominé par les mêmes valeurs.
il existe donc bien un électorat de classes moyennes très majoritairement, et quelques catégories populaires et cadres supérieurs, minoritaires. Ces catégories, cet électorat, nous en parlons très souvent sur ce blog. C’est un électorat pour lequel politique écologique audacieuse (je me répète), le désendetement de la France, la mise en place dune politique économique de l’offre et industrielle offre des emplois (techniciens, ingénieurs, cadres, employés, etc…) sont les mamelles de l’avenir. Pour eux, le présent exige l’affirmation de la régulation : le retour de l’Etat, mais un Etat partenaire et non boulet de l’activité économique (ce qui explique le nombre croissant d’électeurs de la fonction publique). Cet électorat est déterminé à se doter d’un Etat démocrate, garant de l’impartialité, d’une gestion saine des ressources, mais aussi prévenant du tissu associatif, de la solidarité entre citoyens, et du droit à chaque personne de vivre selon ses choix.

Bref, l’on retrouve cette trinité des Démocrates : “sociale économie” (progressivement je parlerai “d’économie partenariale”), Europe, écologie.

Et cet électorat fluctue selon l’offre des politiques : quand le MoDem oublie l’Europe et l’écologie, c’est un DCB qui a le monopole de cette expression et la récupère. Encore une fois, si les Verts avaient été sans DCB, l’aspect européen aurait été trop ambigüe pour cet électorat, le “gauchisme” l’aurait rebuté, et l’instrumentalisation d’une écologie “radicale” l’aurait éloigné.

Cet électorat est urbain et “rurbain”, plus important chez les - de 50 ans, éduqué, dont les CSP sont, encore et toujours depuis 10 ans et de façon plus pregnante : cadres moyens et cadres sup, employés, professions intermédiaires, professions intellectuelles, un peu moins professions libérales, ouvriers et professions agricoles.
Géographiquement on le retrouve en Ile-de-France, Nord, Ouest, Est, Sud-Ouest.
C’est la carte sociologique des élections depuis 2002… Cet électorat démocrate-écologiste est là, il représente un gros 30 % : il suffit de lui parler et de le servir, ce qui est le devoir premier des politiques…

C’est ainsi que, depuis 15 ans, et cela s’accèlère, se détachent vieille gauche et modernes. Le journal “Le Monde” (notamment le site) en parle clairement aujourd’hui dans plusieurs articles, et je trouve ces articles audacieux et rafraichissants.
Surtout, il est dit franchement que : “avec son puissant réseau d’élus, le PS n’est pas mort mais il est usé, replié sur les égos de ses dirigeants et incarne une façon dépassée, voire archaïque, de faire de la politique”. Ailleurs, les journalistes affirment que “les classes moyennes ont déserté le PS”, dont l’électorat repose sur des catégories de plus en plus âgées et liées à la fonction publique. Le PS n’est plus crédible parce qu’il est devenu incapable d’incarner les Français, de parler et de résoudre les enjeux qui touchent ceux qui sont confrontés à la crise, à la dérégulation, aux “patrons-voyous”, à la réalité du marché privé, de la création, de la concurrence, des résultats…
On ne peut parler et incarner les Français quand on est protégé de ce qu’ils subissent, eux…

Le Mouvement Démocrate porte en lui la conscience des enjeux contemporains. Il en est né. Porté par la force de François Bayrou, il répondra à cette “économie partenariale”, à l’Europe et à l’écologie par la diversité de ses membres : Corine Lepage, Jean-Luc Benhamias, Yann Wehrling, Jean-François Kahn, Marielle de Sarnez, Jean Peyrelevade, etc…
Ces personnalités incarnent chacun l’élément écologique, l’élément européen, l’élément économique, et la vitalité démocrate.

Ensemble, ils sont la réponse à cet électorat écolo-démocrate. Le MoDem aura une postérité s’ils en sont l’expression.

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Voici à chaud quelques éléments de réflexion sur les résultats de ces élections européennes. Ces réflexions seront suivies, dès qu’elles existeront, d’une analyse des statistiques sur les votes. Il faudra notamment connaître l’évolution sociologique des électeurs de Bayrou 2008 et MoDem des européennes, la sociologie des électeurs de DCB, et celle de l’abstention (60 % des Français, chiffre proche de Européens). Nous pourrons tous ainsi confronter nos analyses, ce qui nous permettra de mieux comprendre et donner des pistes d’évolutions. J’entends depuis le soir des élections des militants MoDem dépités, normal après un échec, et vindicatif sur la stratégie du MoDem, « l’omniprésence » de François Bayrou et sa surexposition médiatique. Les jeunes se montraient notamment très durs et je crois qu’il est nécessaire de prendre de la distance afin de mieux comprendre la situation pour en tirer les enseignements.

Le Contexte
Il y a d’après moi deux facteurs importants, latents, dans le contexte général de ces élections :
- Européens en général, et Français en particuliers, subissent une crise économique et sociale sans précédent depuis celle de l’entre deux guerres mondiales… Explosion du chômage, retour important de la délinquance, remise en cause de la dérégulation de nos économies et de nos Etats, désindustrialisation et pertes de savoirs, pertes de repères des anciens critères politiques
- Ecologique : les pollutions croissent fortement, réchauffement planétaire, disparitions d’animaux donc affaiblissement de la biodiversité, baisse des ressources énergétiques fossiles et augmentation corrélée de leurs coûts, augmentation des maladies liées aux pollutions (cancers, allergies, etc.), impacts non maîtrisés de la nourriture industrielle, pollution et réduction des ressources du fait d’une économie agricole productiviste

La stratégie de F. Bayrou et du Modem
Je lie les 2 parce qu’ils sont radicalement liés. C’est aussi l’un des problèmes des Démocrates. En effet, l’expression du MoDem est vampirisée par celle de FB. C.à.d. qu’il y a un manque de diversité de la parole MoDem et une surexposition de FB. La stratégie est aisée à comprendre : être la 3è formation, devenir l’alternative démocrate à la réponse socialiste de la gauche.
Il y avait deux axes dans la stratégie des Démocrates :
- combattre la droite néolibérale de l’UMP et de N. Sarkozy avec FB
- mener les valeurs démocrates par les candidats des listes MoDem

A entendre chacun, la forte responsabilité du mauvais score du MoDem appartient à FB. Sans doute, à court terme, comme pour vider les ressentiments, il pourrait y avoir comme une curée anti FB. C’est habituel dans ce genre de situation, cela peut faire du bien pour apprendre et élargir l’expression du MoDem, cela peut être dangereux voire suicidaire de rester sur l’échec et faire payer excessivement et inutilement à celui qui a permis la création d’un parti démocrate.

 

Je vais sans doute vous surprendre, mais la stratégie était pour moi la bonne.
Mais elle a été mal employée, je m’explique :

1. La crise que tout le monde vie est due aux errements de politiques de droite ayant versée dans le courant néolibérale : dérégulation, désétatisation, politique fiscale protégeant les hauts revenus, etc.
Il fallait donc lier critique de cette politique néolibérale, incarnée, qu’on le veuille ou non, par N. Sarkozy (baisse de la fiscalité pour les transferts de patrimoine, baisse des impôts pour les plus gros revenus, disparition de règles pour la distribution, dépénalisation de la délinquance financière, désindustrialisation de l’économie pour une économie financière, etc.) et enjeux européens.
Or, la critique de FB ne s’est pas portée sur ces aspects mais sur l’affaissement de la démocratie par N. Sarkozy, il ne s’est occupé que de l’aspect néoconservateur et non du néolibéralisme. Son axe était “l’humanisme”…
Ce qui explique ce raté c’est que le vécu des Français de la crise c’est la conscience des conséquences sociales et non démocratiques. L’affaiblissement de la démocratie n’est pas un enjeu, pour l’instant, pour eux.
N. Sarkozy l’avait, lui, compris. Ce qui explique que sa stratégie a été de baser la campagne de l’UMP sur sa conduite de la présidence européenne : sa conduite de l’Europe pendant la crise !
Il faut comprendre que l’humanisme, c’est une philosophie… et ça ne nourrit pas les Français !
Les socialistes sont en très fortes régression, continuant d’ailleurs sur la pente de l’affaissement, du fait de leur inutilité liée à l’imposture du ministère de la parole. Cela non plus ne nourrit pas les Français mais décrédibilise les socialistes. Ce n’est pas le chemin que doivent suivre FB et le MoDem.

Voilà pourquoi, comme l’expliquait S. Pierre-Brossolette dans Le Point, « il a tué la campagne des européennes » afin que les enjeux européens ne soient pas abordés, la responsabilité de la politique néolibérale mise en cause, et les divisions de l’UMP sur ces questions et ambitions des uns et des autres exposées.
C’est à cette stratégie qu’il fallait répondre, FB en avait pris la direction, mais il est resté parallèle au chemin emprunté par N. Sarkozy et l’UMP…

 2. Nous n’avons pas entendu le MoDem (j’entends par là FB et souvent les candidats) mettre en avant les valeurs politiques des Démocrates : sociale économie, Europe, écologie. Nous eussions ainsi répondu aux préoccupations des Français, mieux été identifiés et alors représentés une alternative crédible et intéressante.
La sociale économie parle de régulation, de l’Etat, de la réindustrialisation, de l’accroissement des savoirs, du désendettement. Je regrette que l’on n’ait plus entendu J. Peyrelevade alors que la politique économique est un des enjeux majeurs écartés par l’UMP, et ignoré par le PS.
L’Europe est une valeur fondatrice aussi des Démocrate : mise en place d’une politique économique européenne, cohésion fiscale, cadre social, audace environnementale. « Nous l’Europe » était un excellent titre de campagne, je regrette que le fond et le discours l’aient si peu incarné. Je le regrette d’autant plus que la qualité des candidats MoDem était supérieure aux autres : un beau gâchis… Permettant aux encasernés du Nouveau Centre de pavoiser alors que tous les journalistes, à présent, classent leur existence et résultat dans « la droite ». C’est cela, le « nouveau centre » ???
L’écologie est la troisième valeur fondatrice des Démocrates. Le Mouvement Démocrate portait d’ailleurs des écologistes reconnus et respectés. Or, le MoDem ne les a pas mis en avant sur ce plan : grave erreur tactique. D’autant plus que c’est faire oublier ce qui constitue l’identité du MoDem ! DCB aurait connu un champ particulièrement restreint si les candidats MoDem s’étaient emparés de ce sujet. Ne pas le faire est une faute…
Je suis persuadé que, lorsque nous aurons les statistiques de l’électorat DCB, nous y verrons une très forte similarité avec celle du MoDem.
A force de se cantonner à une précampagne des présidentielles, nous nous limitons à une personnalisation asphyxiante du MoDem avec FB, et empêchons de montrer le courant politique que nous sommes, les Démocrates, et qu’alors seulement FB incarne et doit jouer son rôle…

3. La stratégie de communication a été mauvaise, l’échec lui est grandement lié. La TV représente essentiellement le message perçu par les électeurs. Les tractage, boîtages, réunions publiques, ont un impact toujours décroissant. C’est ainsi, et j’en suis désolé en pensant au dévouement des militants. Mais que ceux-ci sachent aussi que sans eux, c’est la dissémination de la parole Démocrate, telles les abeilles répandant le pollen, source de vie, qui disparaîtrait…
La surexposition médiatique de FB a permis à un DCB de parler « d’omni président » et « d’omni opposant ». Je le regrette pour FB qui a vu ainsi son message caricaturée et simplifiée, devenue ainsi simpliste. Mais cette surexposition a asphyxié l’expression du MoDem, rendu le message européen inintelligible pour les Français.
L’addition de l’émission politique sur France 2 jeudi soir ratée + la soirée écologique du vendredi (Arthus Bertrand affirmant son choix électoral Verts) ont fait perdre 4 points au MoDem.
Pourquoi ? Parce que son électorat est nouveau et n’a pas été arrimé par la mise en avant des valeurs fondatrices du MoDem (sociale économie, Europe, écologie). Cet électorat fluctue donc avec d’autres expressions « modernes » de la gauche, telle celle qu’a pu représenter DCB.
Cette addition TV + l’absence de message Démocrate pour le combat humaniste de FB ont fait trébucher le MoDem.

 

Conséquences

Nous allons connaître en interne au MoDem une critique vive contre FB. Il serait préférable que cela soit de court terme car ce serait oublier qu’il incarne le MoDem en tant qu’homme politique national reconnu et peut lui permettre d’être au 2d tour des présidentielles, sachant qu’il reste le seul capable de battre un N. Sarkozy.
Un reflux de militants, de sympathisants, est à prévoir Le danger est la perte d’audience dans les médias, déjà faible, et surtout la perte de crédibilité du MoDem et de FB, façon socialiste.
De plus, Barroso est tranquille, les conservateurs sont partout (ou presque), victorieux en Europe. L’on verra la droite suivre son courant néolibérale ou changer de direction : suivre son penchant ou trouver une nouvelle donne, à voir…
Surtout, DCB a fait exploser les voix des Verts. Or, cette augmentation est stérile : DCB repart à Bruxelles et ne s’intéresse pas à la vie de ce parti qu’il n’apprécie pas. On oublie que les Verts français restent opaques entre gauchisme et évolution démocrate : c’est à cause de cela que des C. Lepage, J-L Benhamias et Y. Wehrling les ont quittés pour le MoDem.
Après le hold-up électoral de DCB, les Verts se retrouvent avec leur audience habituelle : tenter d’atteindre les 5 %… Les électeurs de DCB se retrouvent ainsi avec un score qui ne servira à rien… Car en réalité, ce score est celui de DCB et non celui des Verts !
Enfin, le score extraordinaire de l’abstention (60 %) nécessite de comprendre sa sociologie : qui ne veut pas voter ? Car si l’analyse de la sociologie électorale des abstentionnistes, électeurs MoDem et de DCB n’apportent pas de réponses politiques en tant que telles, elle permet par contre de comprendre les questions de ces électorats.

 

Les réponses possibles

1. La gauche ancienne, archaïque, s’effondre : PS et PC sont, d’après moi, durablement décrédibilisés. Son langage de « reconstruction », « rénovation », est celui des communistes pour trouver les mots habillant leur convoi funéraire.
Les modernes
(écologistes et démocrates) ont progressé mais ils sont ballotés entre plusieurs expressions politiques : DCB, MoDem. Celle qui sera la plus claire et la plus charpentée a le plus d’avenir.

2. Le MoDem deviendra crédible en se basant et en parlant de ses valeurs le constituant, afin de mieux l’identifier : sociale économie, Europe, écologie. Le fonds est là, les personnes sont là : il est temps de les mettre en avant… La personnalisation doit laisser la place à l’expression du courant Démocrate pour valider une alternative Démocrate aux socialistes à gauche.
Il s’agit donc moins à présent d’une personne mais d’une expression politique. C’est cela qui doit appeler à une réflexion forte FB et le MoDem ! Si l’expression de la pluralité de personnalités ne transparaît pas, alors l’expression seule d’un FB sera insatisfaisante pour les Français, comme N. Sarkozy sait faire parler d’autres personnalités (Borloo, Bertrand, Fillon, Morin, etc…) pour ajouter à son poids.
Or, ces personnalités existent au MoDem : Corinne Lepage, Jean-François Kahn, J-L Benhamias, Rodolphe Thomas, Yann Wehrling, Marielle de Sarnez, etc…

3. La communication du MoDem doit se crédibiliser. Il faut accepter le poids de la télévision, la force des médias liés à N. Sarkozy. Il est d’après moi vital que le MoDem se dote d’un canal d’expression pour créer un autre son auprès des Français. Il faut donc « professionnaliser » le MoDem pour son expression, ses analyses sociologiques et sa pluralité.

4. Enfin, la création d’une organisation faisant le lien avec les branches professionnelles est indispensable. Elle permettrait une écoute permanente du MoDem sur les enjeux économiques et sociaux et la diffusion de la pensée démocrate.

Il y a donc beaucoup de travail à faire pour le MoDem et François Bayrou. Si l’on peut imaginer qu’il y a un socle minimal de 8 % pour ce mouvement, il serait impensable de s’en satisfaire pour tutoyer les sommets présidentiels. Affermir le Mouvement Démocrate est incontournable.
Observons les mesures à venir…

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