Le président de la République, Emmanuel Macron, a estimé mercredi que certains responsables étrangers avaient « fait campagne sur le dos de la France » en réagissant aux violences qui ont marqué plusieurs villes françaises le week-end précédent. Il a tenu ces propos lors d'un point presse à Doha, au terme d'un déplacement dans le Golfe, a rapporté l'AFP.
Sans citer de noms dans un premier temps, le chef de l'État a ensuite visé explicitement des dirigeants internationaux, cités par la presse comme le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, et a critiqué « des commentaires inacceptables autant que stupides » qui, selon lui, sont nés d'une manipulation étrangère de l'information.
« Il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France. Des dirigeants qui sont dans des situations de campagne… qui parfois avec crédulité reprennent ce qu'il y a dans l'intelligence artificielle ou qui relaient ce qu’évidemment des sphères veulent faire croire. »
Le président a lié ces réactions étrangères aux récits diffusés autour des incidents survenus lors des mobilisations en France, estimant qu'une « manipulation étrangère de l’information » avait favorisé des réactions excessives ou erronées à l'étranger. Il a formulé ces critiques au moment où l'exécutif multiplie les mesures visant à restaurer le calme sur le territoire, comme des interdictions de rassemblements localisées et des couvre-feux décidés par des préfets.
Contexte et répercussions
Les propos du président interviennent après un week-end de violences dans plusieurs villes françaises qui a suscité une forte attention internationale. La réponse présidentielle marque une volonté de contrôler le récit public et d'appelle à la prudence dans la diffusion d'informations à l'étranger. Ces accusations peuvent tendre les relations diplomatiques si des dirigeants visés estiment être directement critiqués, et elles réorientent le débat public sur la responsabilité des acteurs internationaux dans la diffusion d'images et de messages relatifs à des affaires intérieures.
- Lieu : déclaration faite à Doha, à l'issue d'un déplacement dans le Golfe.
- Cible : dirigeants étrangers accusés d'exploiter les événements pour des fins électorales.
- Argument : « manipulation étrangère de l'information » et relais de contenus par des responsables internationaux.
| Elément | Ce que dit le président |
|---|---|
| Nature des propos étrangers | « commentaires inacceptables autant que stupides » |
| Effet reproché | Faire « campagne sur le dos de la France » |
Le président a également évoqué la nécessité de « transparence » sur les événements et a annoncé des réunions avec les services concernés pour obtenir des comptes rendus détaillés. Ses propos mettent en lumière la manière dont des crises internes peuvent devenir des enjeux de communication internationaux et la sensibilité de l'exécutif français à la façon dont ces événements sont perçus et relayés à l'étranger.
Pour comprendre
Le président de la République représente la France à l'international et intervient publiquement pour défendre l'image du pays. Les déclarations présidentielles sur des réactions étrangères cherchent à encadrer le récit diplomatique et peuvent influencer le dialogue entre États. Les chefs d'État utilisent ce type d'intervention pour alerter sur des informations jugées erronées et pour rappeler les normes de communication diplomatique entre gouvernements.